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ACTUALITES DANS LE TRAITEMENT DU DIABETE DE TYPE II DIABETE EN CHIFFRES * DANS LE MONDE > Actuellement il y’a 200 millions de diabétiques dans le monde, > Dont 90 % représentent le diabète de type II. > En 2030 il y’aura 330 millions de diabétiques * AU MAROC > Actuellement, il y’a environ 10 % de diabétiques L’AUGMENTATION DE LA PREVALENCE DU DIABETE EST DUE
> A l’allongement de l’espérance de vie
> A la sédentarité , le surpoids et l’obésité
> A l’alimentation moins chère, mais hypercalorique
> Au dépistage plus actif : les médecins, les associations de diabète……. LES COMPLICATIONS DU DIABETE CHRONOLOGIE DES TROUBLES PHYSIOPATHOLOGIQUES
> 25 % ont une complication cardio-vasculaire > cardiopathie ischémique : 21 % > accident vasculaire cérébral ; 6 % > artérite : 6 % > première cause de cécité, 10 % ont une Rétinopathie diabétique > première cause de dialyse > première cause d’amputations non traumatiques > parmi les principales causes de l’impuissance
LES ANOMALIES PRINCIPALES DU DIABETE DE TYPE II 1 - L’INSULINORESISTANCE > Anomalie de l’action de l’insuline sur les tissus cibles, qui reste a peu près stable avec le temps > Les causes de l’insulinoresistance : > Les causes génétiques > Les causes environnementales La sédentarité L’alimentation hypocalorique 2 – L’INSULINOPENIE > Diminution de la capacité de sécrétion de l’insuline par les cellules bêta pancréatiques.
> Elle diminue progressivement avec le temps
CRITERES DU DIAGNOSTIC ADA – WHO – ANAES (1997) NORMAL : Glycémie à jeun : < 1.10 g/l DIABETE : Glycémie à jeun : > 1.26 g/l (7 mmol/l) HMJ (IFG) : hyperglycémie modérée à jeun 110<HMJ< 126 g/l (intolérance au glucose : IGT : 1.40 g/l < IGT < 2.0 g/l) HGPO : inutile, sauf pour diagnostic du diabète gestationnel. SURVEILLANCE DIABETIQUE LA PRISE EN CHARGE DU DIABETE DE TYPE II
> Elle doit être précoce ( dès le diagnostic du diabète )
> Elle doit être globale ( ne rien négliger )
> Elle doit être stratégique (définir les objectifs et les moyens thérapeutiques de chaque maladie) LES CINQ PILLIERS DE LA PRISE EN CHARGE DU DIABETE DE TYPE II
> L’ACTIVITE PHYSIQUE > LA DIETETIQUE > L’AUTOSURVEILLANCE DIABETIQUE > LE TRAITEMENT MEDICAL > L’EDUCATION DIABETIQUE LES SECRETS D’UNE BONNE COOPERATION ET RELATION MEDECINS – MALADES *
> Savoir écouter les patients > Abandonner toute attitude autoritaire > Répondre aux questions et expliquer de façon simple et compréhensible > Impliquer le malade pour l’atteinte des objectifs thérapeutiques > Savoir rassurer le malade L’ACTIVITE PHYSIQUE
> Elle est indispensable. Elle fait partie du traitement. > La marche quotidienne – 1 heure par jour- 3 à 5 km- promenade rapide, jogging, velo, natation…Si âge du malade supérieur a 45 ans : ECG, avis cardio - 1 fois/an > En salle de sport : 3 fois par semaine ( 45 – 60 minutes) > Eviter les sports violents et trop longs (boxe- football..)
> Faire attention aux pieds : chaussures- traumatismes…. > Boire suffisamment, avant –pendant et après l’effort > Contrôle glycémique avant le sport Si glycémie inférieure a 0,70 g/l :pas de sport Si glycémie supérieure a 2,50 g/l :pas de sport Si acétonurie :– pas de sport > Prévoir du resucrage en cas d’hypoglycémie > Arrêter l’effort physique si malaise, douleur thoracique…
LA DIETETIQUE
> Elle fait partie du traitement de diabète > Conseils diététiques à répéter lors des consultations > Pas de conseils rigides, car ils ne sont pas suivis > Alimentation équilibrée, très variable ALIMENTS AUTORISES
> Salades, crudités, légumes verts > Poissons ( non frits )- 100 a 120 g par repas > 2 –3 œufs durs par semaine > lait écrème ou demi écrème - 250 cl > yoghourt sans sucre aromatise ( 2 par jour ) ALIMENTS AUTORISES EN QUANTITE LIMITEE
> Viandes maigres, poulet, dinde blanche ( 100 –120 g par ration ) > Légumes secs, riz, pâtes ( 150 g par ration) > Pain ( 200 g par jour- 80/60/60 ) > Fruits ( 1 fruit par repas ) - sauf banane > Fromage ( 30 g par ration ) ALIMENTS INTERDITS
> Sucre et produits sucres (miel, même le PUR, confiture, chocolat ) > Gâteaux, pâtisseries, confiseries > Sodas, sirops et jus sucres > Alcool
LES EDULCORANTS
> On distingue 2 groupes : 1 -Les polyols : le fructose, le sorbitol – valeur calorique faible, qui doit être prise en compte. 2 - L’Aspartam, la Saccharine, les Cyclamates ( l’acesulfame ) – sont quasiment dépourvus de calories. > L’innocuité de ces édulcorants est certaine. > Leur utilisation doit être raisonnable.
L’AUTOSURVEILLANCE DIABETIQUE n L’AUTOSURVEILLANCE CORPORELLE n L’AUTOSURVEILLANCE URINAIRE n L’AUTOSURVEILLANCE GLYCEMIQUE L’AUTOSURVEILLANCE CORPORELLE > SURVEILLANCE DU POIDS – > L’HYGIENE CORPORELLE > L’HYGIENE BUCCO – DENTAIRE > L’HYGIENE INTIME > HYGIENE ET SOINS DES PIEDS L’AUTOSURVEILLANCE URINAIRE Recherche de Sucre et Acétone – attendre 30 sec pour la lecture Si acétonurie ++ : > Insulinothérapie provisoire ( insulinopenie transitoire : stress,infection, corticothérapie….) > Insulinothérapie définitive L’AUTOSURVEILLANCE GLYCEMIQUE > Il faut éviter de piquer le pouce et l’index. Le doigt doit être propre et sec. Utiliser l’antiseptique après la piqûre. > Meilleur moyen de contrôle :l’effet calorique des aliments > Meilleur moyen pour avoir un équilibre parfait du diabète > Meilleur moyen pour améliorer L’HBA1C
> Les prises de sang : A jeun 2 heures après repas en cas de malaise L’AUTOSURVEILLANCE GLYCEMIQUE > LES OBJECTIFS : > A JEUN : 0,80 – 1,20 g/l > POST PRANDIALE : INF 1,30 g/l Intérêt de l’auto-surveillance glycémique > Sensibiliser le patient à l’intérêt de la diététique et de l’exercice physique régulier > Déterminer la posologie d’un changement de traitement > Contrôler l’équilibre glycémique en cas de maladie intercurrente ou de prescription d’une médicamentation diabétogène > L’auto-surveillance glycémique régulière est nécessaire chez le diabétique de type 2 traité par l’insuline
LES RECOMMANDATIONS > Monothérapie orale > IMC > 28 > Au choix > Metformine > Benfluorex > Glitazone > Sulfamides > Inhibiteurs des alpha-glucosidases > glinides LES RECOMMANDATIONS Monothérapie orale IMC < 28 Au choix: > Sulfamides > Inhibiteurs des alpha-glucosidases > Glinides > Metformine > Benfluorex > Glitazone SI MONOTHERAPIE ORALE INSUFFISANTE SI BITHERAPIE ORALE INSUFFISANTE
DIABETE INSULINO-REQUERANT Définition : > glycémie à jeun>1.50 g/l et HBA1C>7,50 > sous traitement oral maximal > sans maladie intercurrente ou facteurs aggravants > théoriquement avec régime bien suivi.
DIABETE INSULINO-REQUERANT DIABETE INSULINO-REQUERANT Les 7 règles d’or pour préparer le diabétique à l’insulinothérapie n En parler tôt, quasiment lors de la première consultation n Se présenter comme un partisan de l’HbA1c < 7 et non comme un partisan de l’insuline n Discuter du recours à l’insuline si l’HbA1c > 7 malgré une bithérapie orale à dose maximale n Donner du temps au temps
n Traduire l’HbA1c en objectifs glycémiques ( à jeun et post-prandiale) n Soupeser avec le malade les inconvénients mais aussi les avantages (bien-être) du passage à l’insuline n Dire que l’insuline n’est pas une condamnation à vie
Prédicteurs de la dose d’insuline Prédicteurs de dose : les chiffres de LanMet LA MICRO-ALBUMINURIE
> Sujet Normal : 1/ 95 98 % de l’ALBUMINE plastomatique est réabsorbée par le tube proximel . 2/excrétion urinaire < 15 mg/mn (20 mg/24h)
> Micro albuminurie : > Entre 20 – 300 mg/24h > Protéinurie : > Détectable par les bandelettes > Néphropathie Diabétique : > Protéinurie > 0.5 gr / 24 h Après 15 ans de diabète, la cause plus probable du déséquilibre glycémique est un mauvais suivi de régime La difficulté croissante à contrôler la glycémie avec l’ancienneté du diabète est liée à une augmentation de la résistance de l’insuline L’auto-surveillance glycémique ne doit être envisagée que lors du passage à l’insuline Pour les diabétiques traités par comprimés qui font une auto-surveillance glycémique, la fréquence recommandée est tous les matins à jeun Il existe une corrélation positive entre la motivation des médecins et les résultats glycémiques des patients On peut réduire les complications du diabète en éduquant les patients sur leurs objectifs Chez un sujet âgé de plus de 70 ans, la prescription de metformine est contre indiquée Le risque de complications du diabète est lié à la valeur de l’HbA1c Si l’objectif glycémique n’est pas atteint sur deux contrôles successifs de l’HbA1c espacés de 3 à 4 mois, il faut passer une autre étape thérapeutique Cette modification est indispensable si l’HbA1c dépasse 8% à 2 reprises.
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