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1. Le degré d’urgence Selon la quantité et le type de produit ingéré, il peut s’agir d’une urgence vitale nécessitant la prise en charge par le SAMU, ou d’un risque fonctionnel (brûlure digestive) : adresser dans tous les cas rapidement à l’hôpital.
2. Les messages - Opposer la prise accidentelle (petite quantité, signes peu sévères) et la prise dans un but d’autolyse (grande quantité, souvent choc d’emblée). - Essayer d’identifier le produit ingéré et la quantité (emporter le flacon si possible). - Ne rien administrer par la bouche et laisser strictement à jeun, ne pas faire vomir. - Examiner pour faire un bilan rapide des lésions. - Les produits les plus fréquemment en cause sont : les lessives pour lave-vaisselle et les produits pour déboucher les éviers (soude caustique). Ils provoquent des brûlures graves. - A noter : les eaux de Javel dites « plus » provoquent le même type de lésion.
3. Les médicaments, le matériel - Célesténe (amp inj IM, IV à 4 mg). - Matériel de réanimation cardiocirculatoire.
4. La confirmation clinique du diagnostic - Interrogatoire primordial : nature du caustique. - Examen local : recherche de brûlures (face, lèvres), d’ulcérations buccales. - Rechercher une dyspnée (brûlure laryngée). - Examen abdominal général.
5. Le protocole de traitement - Ne rien administrer par la bouche. - En cas de dyspnée : Célesténe IV 8 mg. - En cas de choc, souvent lié à l’absorption massive dans un but d’autolyse : réanimation circulatoire avec remplissage vasculaire et prise en charge par le SAMU - Ne pas poser de sonde gastrique.
6. Les premiers examens paracliniques Á l’hôpital, une fibroscopie en urgence, réalisée par une équipe entraînée avec si nécessaire du matériel de petit calibre, fera le bilan lésionnel et permettra de poser les indications thérapeutiques : - Lésions superficielles peu étendues : antibiothérapie simple et maintien de l’alimentation orale. - Lésions plus profondes et étendues : pose d’une sonde oesophagienne (voire d’un calibrage) lors de l’endoscopie et contrôle après 3 semaines. - Au maximum endoscopie impossible, pas de lumière oesophagienne retrouvée, lésions nécrotiques majeures : oesophagectomie en urgence. Un cliché sans préparation sans préparation du thorax et de l’abdomen Recherchera un emphysème ou un pneumopéritoine.
7. Les trucs du métier, les piéges qu’il faut éviter Il ne faut pas négliger le bilan endoscopique même si l’examen est rassurant : dans 10 à 15% des cas, il existe des brûlures oesophagiennes sans brûlure buccale.
8. Les correspondances thérapeutiques Soludécadron peut remplacer Célestène.
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