Article publié le : 29.12.2010 | 11h28 par la MAP
Suite à la publication des résultats des dernières études menées au sujet de la prescription des médicaments à base du principe actif "dextropropoxyphène", mettant en cause le risque de toxicité cardiaque, le ministère a réuni d'urgence la Commission consultative de Pharmacovigilance, qui a jugé le rapport bénéfice/risque défavorable en raison du risque de toxicité cardiaque, a indiqué mardi un communiqué du ministère.
Au vu de l'avis émis par les membres de la Commission, le ministère demande également aux établissements pharmaceutiques industriels détenteurs des autorisations de mise sur le marché de ces médicaments, le rappel de tous les lots disponibles sur le marché national et la destruction des lots rappelés ainsi que ceux détenus dans leurs stocks.
Le communiqué invite, par ailleurs, les prescripteurs à ne plus prescrire de médicaments contenant du Dextropropoxyphène à de nouveaux malades, et de reconsidérer la prise en charge antalgique des malades actuellement traités par le Dextropropoxyphène sur la base des alternatives thérapeutiques disponibles sur le marché marocain.
Fin Article de la MAP
N.B.: Il y a un an, le 25.06.09, un article du journal le Monde disait ce qui suit.
Retrait progressif des médicaments contenant du dextropropoxyphène
LEMONDE.FR avec AFP | 25.06.09 | 18h40 • Mis à jour le 25.06.09 |
18h41 L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a recommandé, jeudi 25 juin, aux professionnels de santé de ne plus prescrire de médicaments contenant du dextropropoxyphène tels que le Di-Antalvic, prévoyant un retrait définitif d'ici un an.
L'Afssaps suit ainsi l'avis défavorable émis par l'EMEA (Agence européenne d'évaluation des médicaments) au maintien sur le marché des médicaments contenant du DXP (dextropropoxyphène). Elle envisage que le retrait définitif des spécialités pharmaceutiques contenant du DXP intervienne "dans un délai de l'ordre d'un an, afin notamment de permettre aux professionnels de santé d'envisager la meilleure alternative antalgique pour leurs patients".
L'association du DXP et du paracétamol est un antidouleur disponible en France sur prescription médicale. Il est indiqué notamment dans le traitement des douleurs qui ne sont pas soulagées par l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène. Une trentaine de spécialités pharmaceutiques contenant cette association est à ce jour commercialisée en France, dont le Di-Antalvic. Ce retrait progressif du marché est justifié par les morts accidentelles qui lui sont imputées dans plusieurs pays par une utilisation anormale, notamment par des tentatives de suicide en Grande-Bretagne.